Départ en vacances : les conseils d’un gros rouleur

Départ en vacances : les conseils d’ un gros rouleur

La migration estivale va commencer. Pour vous aider à vous y préparer, nous avons rencontré celui qui a parcouru 500 000 km en un an. Conseils de pro.

Les départs en vacances sont parfois les seuls grands trajets réalisés par les automobilistes sur une année. Pour vous aider à vous y préparer, nous avons demandé quelques conseils à un spécialiste du long trajet, Philippe Couesnon, qui vient de battre le record de kilomètres parcourus en un an : 500 000 km (voir pages magazine).

Avant le départ

Choisir son heure
La plupart des accidents liés à l’assoupissement surviennent entre minuit et 6 heures. Mieux vaut donc éviter de partir directement après une journée de travail et de rouler la nuit, même si l’on risque de perdre une journée de location. Pour partir en bonne forme, il est important d’avoir respecté au cours de la semaine précédente ses rythmes de travail et de repos, ainsi que ses temps habituels de sommeil. Au moment du départ il faut se sentir calme, reposé. Attention aux départs anticipés pour éviter les embouteillages : avec les 35 heures et l’étalement des congés, les encombrements sont également anticipés. Il est préférable de partir après les pics de circulation prévus.

Bien charger son véhicule
Un véhicule surchargé ou mal chargé peut être une cause d’accident. Il faut donc veiller à placer les objets lourds aussi bas que possible, à ne pas gêner la visibilité du conducteur, ou encore à ne pas poser de bagages sur la plage arrière du véhicule car ils pourraient se transformer en projectile en cas de freinage d’urgence ou de collision. Les objets légers et volumineux prendront place sur la galerie ou dans le coffre de toit. Attention à ne pas dépasser le poids maximum autorisé sur le pavillon.

Voyager à l’aise
Les populations habituées au soleil le savent : pour se protéger de la chaleur, il faut se vêtir et non pas se déshabiller. Plutôt que de rouler torse nu par temps de canicule, il faut choisir des vêtements en coton, amples et confortables, qui couvrent bien les membres, comme un pantalon de toile et une chemise à manches longues. Attention également aux excès de climatisation, mieux vaut avoir un peu trop chaud que de risquer le refroidissement. Les vêtements de couleur claire réfléchissent la chaleur et favorisent un meilleur équilibre thermique. Préférez les chaussures de bateau, idéales pour la conduite, aux tongs ou aux sandales qui peuvent se coincer dans les pédales.

Manger léger
Outre l’alcool, qui doit être complètement prohibé, la première règle est de ne jamais rouler lorsqu’on a faim, pour éviter l’hypoglycémie qui conduit à l’hypovigilance. Il ne faut pas non plus partir après un gros repas. Les plats en sauce, trop riches, favorisent l’endormissement. Mieux vaut prendre des petites collations plutôt que de faire un repas complet. Mais, là encore, il faut éviter les salades qui ballonnent le ventre au détriment de la circulation sanguine, et privilégier les laitages et les fruits secs, par exemple. Pour ceux qui ne peuvent s’abstenir de manger un plat, préférer les sucres lents (pâtes, riz). De ce point de vue, les menus des restaurants d’autoroute sont le plus souvent peu indiqués.

Sur la route
Gérer sa fatigue
La conduite, par l’alternance de ses phases d’attention diffuse et de concentration intense dans une posture fixe, produit une fatigue physique importante. Pour prévenir la baisse de vigilance, il faut penser à aérer le véhicule, veiller à garder les extrémités du corps fraîches en réglant la climatisation (attention toutefois à ne pas avoir une trop grande différence de température avec l’extérieur). Une bonne position de conduite permet aussi d’éviter la fatigue. De fréquents micro-réglages de cette position limitent les contractures.

Toutes les pauses nécessaires
Lorsque l’on commence à se tortiller sur son siège, à sentir des crispations douloureuses dans le cou, à se frotter les yeux ou à avoir l’impression que tous les autres conduisent mal, il est temps de s’arrêter. Par ailleurs, les études d’accidentologie révèlent qu’il faut redoubler de prudence sur la fin d’un parcours. Si l’automobiliste sent qu’il commence à se forcer, il est en danger et doit s’arrêter, faire une petite sieste, et ce même s’il est proche de l’arrivée. Se reposer toutes les deux heures est également un bon principe mais ne doit pas empêcher certaines personnes de s’arrêter plus tôt si elles en ressentent le besoin. Pendant cette pause, un peu d’exercice (marche, mouvements de relaxation) aide à recharger les accus. En cas de grosse fatigue, vingt minutes de sommeil, pas plus, redonnent deux heures de tonus.

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