Vol de voiture : Comment se protéger ?

Vol de voiture : Comment se protéger ?

S’il n’est pas de parade absolue, les dispositifs électroniques pour arrêter les voleurs deviennent efficaces. Le nombre de voitures volées est à la hausse. Des moyens de protection simples et efficaces sont pourtant disponibles.

Le nombre de voitures volées est à la hausse. Des moyens de protection simples et efficaces sont pourtant disponibles.
Le vol de véhicule est de nouveau en progression (+ 3,93 % entre 2000 et 2001, soit 313 382 véhicules volés en 2001), après quelques années de régression (1994-2000). La protection des véhicules redevient un sujet brûlant. Aujourd’hui tous les véhicules neufs sont équipés d’origine d’antidémarrage par clé à puce efficace. C’est d’ailleurs grâce à leur généralisation que les chiffres du vol ont baissé. Mais s’ils découragent les petits voleurs, ces systèmes n’ont plus de secrets depuis longtemps pour les professionnels qui les contournent en installant un boîtier électronique préprogrammé. Voici les dispositifs contre le vol, en fonction des risques que court la voiture et du budget que l’on peut investir.

Antivols électroniques : surveillance tous azimuts
On protège électroniquement le véhicule grâce à un système qui comprend : détection de choc, protection périmétrique (ouverture portières et coffre), protection volumétrique (mouvement d’air dans l’habitacle), détection d’absorption de courant. On peut même y ajouter des détecteurs d’inclinaison, de mouvement. En cas de tentative de vol, le système déclenche : une sirène auto-alimentée, les phares, la coupure de l’allumage sur un modèle essence, de la pompe d’injection pour les diesels, etc. Ces alarmes s’activent par télécommande à code tournant. Elles nécessitent une installation par un spécialiste. Leur coût se situe entre 100 et 300 e pose comprise en fonction de leur degré de complexité. Elles conviennent parfaitement à la protection de petites sportives ou de berlines familiales.
Les plus : prix ; efficace contre le voleur non professionnel.
Les moins : fréquentes fausses alertes ; les professionnels savent désactiver la plupart des alarmes.

GSM/GPS : sophistiqués, chers, mais pas antivol
Avec ces systèmes, il ne s’agit pas d’empêcher le vol, mais de retrouver la voiture, équipée d’un émetteur/récepteur GSM et d’un module GPS (système de positionnement par satellite). C’est la seule parade existante au vol avec violence (“car-jacking”), de plus en plus courant pour les haut de gamme. En cas de vol, on peut “interroger” le système par l’intermédiaire de la liaison GSM. Celui-ci communique alors la position de la voiture donnée par le système GPS. On sait donc où se trouve la voiture, et on peut agir sur elle à distance : coupure après arrêt du moteur (la législation française interdit la coupure du moteur en roulant susceptible de provoquer un accident), allumage des phares, klaxon, etc. Reste ensuite à récupérer la voiture, ce qui n’est pas forcément une sinécure selon l’endroit où elle se trouve et les personnes chargées de cette récupération. Ces systèmes coûtent de 900 à 1 500 e montés, auxquels il faut ajouter le prix d’un abonnement GSM. Ils sont en général accompagnés d’un “service”
de localisation par abonnement.
Les plus : seule parade connue au “car-jacking”.
Les moins : risque de kidnapping du propriétaire ; le GPS est inopérant hors air libre et le GSM ne passe pas dans la plupart des parkings souterrains, prix ; flou juridique pour les opérateurs proposant la récupération, faute d’accord avec les forces de l’ordre.

Localisation par puce : un système prometteur
La société Traqueur vient de présenter en France un nouveau système de localisation des véhicules volés qui, à la différence des produits existants, ne fonctionne pas par repérage GPS. Un boîtier électronique, greffé dans la structure du véhicule, est activé par ondes radio en cas de vol. Emettant en continu, il se signale sur des récepteurs équipant les véhicules des forces de l’ordre.
Pour ce faire, Traqueur communique au centre opérationnel de la gendarmerie l’identifiant de la puce et les caractéristiques du véhicule. Les hélicoptères de la gendarmerie sont alors capables de capter le signal à une distance de 40 km. Portée qui passe à 5 km avec un détecteur implanté dans un véhicule d’intervention patrouillant en rase campagne et tombe à 1 à 2 km lorsque celui-ci circule en ville (300 à 400 m si le véhicule volé est garé dans un parking souterrain). L’ensemble permet, selon son promoteur, de repérer un véhicule volé avec une précision de l’ordre de 3 mètres. Autre intérêt non négligeable, grâce à l’emploi d’ondes VHF, les véhicules volés demeurent repérables dans un entrepôt ou un conteneur métallique, voire au quatrième sous-sol d’un parking, endroits où les systèmes de repérage utilisant GPS et téléphone GSM sont inopérants.
Les plus : l’équipement en détecteurs de la gendarmerie nationale, des projets d’accords équivalents avec la police nationale et certaines polices municipales ; une longueur d’ondes spécifique qui passe là où les autres systèmes trépassent ; l’équipement d’une trentaine d’hélicoptères de la gendarmerie en plus des véhicules de patrouille ; quinze ans d’expérience aux Etats-Unis et neuf en Grande-Bretagne.
Les moins : un réseau de transmission radio spécifique qui ne compte qu’environ 150 émetteurs aujourd’hui et à terme 350 à 400 ; 450 véhicules de gendarmerie équipés, puis 700 en 2003 pour culminer ensuite à 1 200 : cela est-il suffisant pour couvrir tout le territoire ?

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