Climatisation automatique : faut-il l’adopter ?

Actuellement, un véhicule neuf sur deux est équipé de la climatisation. Le plus souvent, elle est de type manuel. Pour 2 000 à 3 000 € de plus chez les constructeurs généralistes, il est possible de choisir l’option climatisation à régulation automatique.

Comment ça marche
Climatisation automatique
Techniquement les deux types de climatisations, manuelle ou automatique, fonctionnent de la même façon. La boucle de climatisation et ses composants sont identiques : l’air chaud venant de l’extérieur se refroidit en traversant l’évaporateur, à l’intérieur duquel circule un fluide, le liquide réfrigérant. Sur une climatisation “régulée”, l’arrivée de cet air refroidi dans l’habitacle est modulée en fonction de la température sélectionnée au demi-degré près par le conducteur et vérifiée en permanence par des capteurs thermiques à l’intérieur de l’habitacle. Ils mesurent la température à bord et la comparent avec celle qui a été demandée. Ensuite, c’est l’ordinateur qui gère électroniquement le mélange d’air froid et d’air chaud (car la climatisation sert aussi en hiver !) nécessaire et le choix des buses d’aération. Ainsi, lorsque la température doit baisser rapidement, l’air froid arrive par les bouches frontales et au niveau des pieds, l’ordinateur calculant qu’il n’est pas “rentable” d’envoyer de l’air froid sur le pare-brise brûlant.

Un confort relatif
Théoriquement, ce système permet d’obtenir une température constante et de régler les arrivées d’air. Néanmoins, la climatisation automatique a un inconvénient, c’est elle qui décide seule de la manière de parvenir le plus vite à la température demandée. Du coup, si au démarrage du système les capteurs ont constaté une grosse différence entre la température ambiante et celle demandée, le conducteur reçoit brutalement une tempête sur le visage dans un bruit de soufflerie qui interdit pour quelques minutes toute conversation ! De même, il suffit de changer de direction et qu’un rayon de soleil vienne frapper directement le capteur pour que la température se refroidisse brusquement.

Un mode d’emploi complexe
Dans ce cas, il faut passer en mode manuel afin de sélectionner une vitesse de ventilation moins élevée. De toute façon, il ne faut jamais demander une température inférieure de plus de 10° à celle qui règne dehors, sous peine d’angine ou de sinusite !
Lorsqu’une voiture a stationné au soleil, il ne faut pas enclencher la climatisation tout de suite à plein régime et cela qu’elle soit manuelle ou automatique. Il faut rouler pendant deux minutes vitres ouvertes pour évacuer l’air chaud avant de l’activer. Dans le cas d’une régulation automatique, si l’on souhaite obtenir une température de 20°, il faut d’abord sélectionner une température plus élevée, par exemple 26°, puis descendre par paliers en quelques minutes.
Cette méthode permet d’obtenir une diffusion plus douce. Le problème est néanmoins pris en compte par les constructeurs et les équipementiers, puisqu’un tableau de bord microporeux qui rend inutiles les bouches d’aération est actuellement à l’étude chez Valeo et devrait voir le jour prochainement sur des véhicules haut de gamme. Mais il faudra attendre trois ou quatre ans avant qu’il se généralise sur des véhicules de plus grande diffusion.

Les limites de la “clim” automatique
Même si globalement les prix sont à la baisse, la climatisation automatique reste plus chère à l’achat, entre 2 000 et 3 000 F de plus qu’une climatisation manuelle.
Malgré les progrès de la technique, la climatisation automatique n’est pas encore capable d’anticiper. Par exemple, elle ne passe pas toujours en fonction recyclage lorsque le véhicule s’engage dans un tunnel. Et même en suivant un camion ou un scooter “fumigène”, les climatisations automatiques à détecteurs de polluant réagissent trop tard. Conséquence : quand la climatisation passe en mode recyclage, l’air de l’habitacle est déjà pollué.
Autre limite : si la climatisation est idéale pour désembuer l’habitacle en hiver puisqu’elle déshumidifie l’atmosphère, l’opération prend des allures de tempête avec une climatisation automatique. Pour éviter que la ventilation n’atteigne son maximum, il faut passer en mode manuel. Une plus grande efficacité du désembuage est obtenue “moteur chaud”. Il faut régler la température sur chaud et le débit d’air au maximum. Ensuite, répartir l’air vers le pare-brise et fermer les aérateurs centraux. Puis passer en mode recyclage et mettre en route le climatiseur.

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