Budget de l’automobiliste: Stable mais toujours plus taxé

Calculé chaque année par la Fédération française des Automobile-Clubs, le budget moyen de l’automobiliste n’a guère varié entre 2012 et 2013.

Budget de l'automobiliste: Stable mais toujours plus taxéLa Fédération française des Automobile-Clubs et des usagers de la route vient de rendre publics les chiffres du budget 2002 de l’automobiliste. Pour la deuxième année consécutive, en plus des deux budgets habituels (une citadine essence et une compacte diesel), la FFAC a également décortiqué le budget d’un utilisateur de citadine essence d’occasion et celui d’un “gros rouleur” en haut de gamme diesel.
Citadine essence: – 1,2 % par rapport à 2001
Le calcul est fait pour un automobiliste possédant une Renault Clio 2 1.2 Authentique, 5 portes, 4 CV, achetée neuve en 2002, à crédit à raison de 80 % sur 4 ans. La voiture donnée en reprise est une Clio 1.2 RTE, 5 portes, 4 CV, achetée neuve en décembre 1998 (année modèle 1999). Son propriétaire parcourt 11200 km par an en consommant 7,4 l/100 km de super sans plomb 95, garde sa voiture quatre ans et possède un bonus d’assurance de 50 %.

L’utilisateur de cette citadine essence de référence a vu son budget passer de 4577 euros en 2001 à 4524 euros en 2002. Un gain de 53 euros, faible, mais réalisé dans une économie qui a connu une inflation de 2,3 %.
Du coup, cette baisse équivaut en valeur réelle à 3,5 %. Deux postes, achat et reprise, ainsi que carburant, sont en baisse avec respectivement – 4,1 % et – 3,3 %, mais les autres (entretien, assurance, garage, péage et frais financiers) sont en hausse. Ce bilan financier légèrement favorable peut également s’expliquer en partie par un kilométrage annuel en diminution de 1,6 %, passant de 11400 km en 2001 à 11200 km en 2002.
Compacte diesel: une augmentation de 0,6 %
Notre automobiliste roule ici dans une Peugeot 307 2.0 HDi 90 ch XR Présence, 5 portes, 5 CV, achetée neuve en 2002, à 80 % à crédit sur 4 ans. La voiture donnée en reprise est une Peugeot 306 Classique 1.9 D Equinoxe, 5 portes, 6 CV, achetée neuve en décembre 1998 (année modèle 1999). Son propriétaire parcourt 19210 km par an en consommant 7,2 l/100 km de gazole. Il garde sa voiture quatre ans et possède un bonus d’assurance de 50 %.

D’une année sur l’autre, son budget est resté quasiment stable, n’enregistrant qu’une augmentation symbolique de 4 euros, passant de 7087 à 7091 euros.
La plus forte baisse de ce budget diesel est enregistrée sur le poste achat et reprise, qui perd 2,8 % grâce à une meilleure valeur de reprise de la 306 et malgré un prix du neuf en progression de 3 %. De même, le gazole a baissé en moyenne de 3 %, mais le kilométrage parcouru ayant dans le même temps augmenté de 2,7 % (18691 km parcourus en 2001), le budget carburant n’a baissé que de 0,4 %.
Et puis, les taxes sur le gazole ont progressé deux fois plus vite que sur le SP 95. Le taux de taxation du budget diesel (37,8 %) est resté inférieur à celui du budget essence (44,2 %), mais l’écart ne cesse de diminuer. A noter qu’en matière de prix kilométrique il est plus intéressant de rouler en diesel dès que l’on parcourt annuellement plus de 16800 km.
Citadine essence d’occasion: un budget divisé par deux par rapport au neuf

Notre automobiliste achète ici une Renault Clio 1.2 RTE, 4 CV, de 4 ans d’âge, et revend en échange la Clio de 8 ans qu’il possédait. Son achat est financé par un retrait sur son épargne. L’auto est assurée au tiers auprès d’un opérateur d’assurance directe avec une couverture minimale des risques. Il fait le plein exclusivement en hypermarché et assure lui-même une partie de l’entretien en se procurant les pièces aux meilleures -conditions du marché. Sa voiture est garée dans la rue et il ne possède ni ne loue de garage. Sa fréquentation des autoroutes est de 30 % inférieure à la moyenne des automobilistes et il parcourt 10000 km par an.

Au total, le propriétaire de cette Clio d’occasion ne dépense annuellement que 2164 euros contre 4524 euros pour celui de la Clio neuve. Par rapport à la solution du neuf, l’acheteur d’occasion a économisé 52 % sur l’ensemble du budget mais avec un kilométrage annuel inférieur de 11 %.
Mais à côté de ces avantages, cet automobiliste doit subir certains inconvénients: il a mobilisé pour l’achat tout ou partie de son épargne, dispose d’une couverture d’assurance minimale, subit les risques d’une voiture stationnée dehors, emprunte moins les autoroutes, augmentant ainsi ses risques d’accident.
Haut de gamme diesel: gros budget, mais prix au kilomètre équivalent

Le propriétaire de ce haut de gamme est considéré comme un gros rouleur car il parcourt 35000 km par an. Pour les effectuer, il a acheté comptant une Peugeot 607 2.2 HDi de 8 CV, revendant une Peugeot 605 Pléiade 2.2 diesel de 3 ans d’âge. Il assure sa voiture en “tous risques”, consomme 9 l/100 km de gazole, assure l’entretien en suivant les préconisations du constructeur, utilise un garage les deux tiers du temps et emprunte les autoroutes 30 % plus souvent que la moyenne des automobilistes, indépendamment de son kilométrage annuel.
Dans ces conditions, son budget annuel atteint 13878 euros. Si on le compare avec celui de la 307 diesel, on s’aperçoit que tous les postes augmentent et principalement le carburant (+ 135 %), ce qui est normal puisque la 607 consomme 9 l/100 km contre 7,2 l/100 km pour la 307 et parcourt 35000 km contre 19210 km. Le budget de la 607 est donc quasiment le double de celui de la 307, mais pour un kilométrage supérieur de 87 %. Le coût au kilomètre n’augmente donc que de 7,3 % (0,396 euros contre 0,369 euros), ce qui montre qu’un plus fort kilométrage justifie et finance une plus grosse voiture.